Photo d'un rayon d'une bibliothèque

Développement d’outils pour faciliter la vitalisation

Le projet Métamorphose du Service des bibliothèques a rendu nécessaire une revitalisation globale des collections des bibliothèques de l’UQAM. L’objectif principal consistait à élaguer le plus grand nombre possible de monographies désuètes, au plus tard en décembre 2026. Afin de respecter cet échéancier, l’équipe de projet a misé sur deux stratégies: l’automatisation et la création d’applications.

L’automatisation, réalisée à l’aide du langage de programmation Python, a été intégrée à toutes les étapes du projet. Une grande partie du code informatique a servi à développer des algorithmes de conservation basés sur une série d’indicateurs, qui ont permis de traiter 50% des titres sans intervention humaine.

Afin d’accélérer le traitement des titres restants, une série d’applications ont été développées sur la plateforme Power Apps. L’outil le plus important facilitait la prise de décision des bibliothécaires disciplinaires. L’application servait donc à distribuer le travail, enregistrer des décisions en lot, et consolider les décisions multidisciplinaires. Cette approche a rendu possible l’enregistrement de quelque 2 500 décisions mensuelles par bibliothécaire en moyenne, pendant 11 mois consécutifs.

Ces phases d’évaluation automatisées et manuelles ont mené à l’identification d’environ 150 000 exemplaires à élaguer, dont le traitement a débuté en avril 2025 à l’aide d’applications de cueillette et de validation. Le transfert des données en continu a permis aux équipes techniques de commencer le travail aussitôt que les décisions étaient prises plutôt que d’attendre la fin des phases d’évaluation, ce qui a représenté un gain de 5 mois : lorsque les bibliothécaires ont rendu leurs dernières décisions, à la fin août 2025, 40 000 exemplaires avaient déjà été retirés des tablettes. De plus, la nécessité d’effectuer régulièrement des actions découlant du processus ETL (Extraction, Transformation et Loading/Chargement) nous a donné l’occasion de développer des procédures pour l’API Microsoft Graph, une première à l’UQAM.